19/05/2005

Envie d'une taille qui s'arrondit

Aussi loin que je navigue dans mes souvenirs, j'ai toujours revé de donner la vie.
 
Pour offrir un monde de merde, pour apporter à ce bout de moi ce que je n'ai pas eu?, vivre une autre vie par procuration?, peut-être donner de l'amour tout simplement. Je ne sais pas.
Juste que c'est dans mes trippes, même si je sais que c'est bien trop tot, j'ai d'autres choses à faire avant.
 
Pourtant j'ai une peur... pas seulement de ne pas être à la hauteur... simplement de ne pas arriver à donner la vie. Je suis peut-être trop jeune, sans avoir jamais essayé pour me coltiner cette peur.
 
Pourtant je crois que j'ai quelques raisons de l'avoir.
 
Il y a déjà de ça 2-3 ans... j'étais folle amoureuse, conne mais soit. Je suis une éternelle étourdie, tellement que j'en avais oublié mon petit cachet quotidien pour éviter justement un ventre qui s'arrondit. Pendant 5 jours d'affilés... je crois que c'était parce que j'étais en vacance, pendant ces moments là je perds très vite la notion du temps et des jours. Enfin je n'ai pas d'escuses. Pour la suite non plus. Affolée j'avais appelé mon médecin pour savoir comment réparer cette bévue. Je devais toujours prendre mes comprimés mais cette fois deux fois par jour pour récuperer le retard. Pendant ce temps là le mot d'ordre était "plastique".
Je n'ai pas osé en parler au jeune homme que j'aimais depuis un certain temps, il n'y a donc pas eu de protection. Inconsciente que j'étais.
Un matin alors que je n'avais pas encore fini de récupérer mon retard, je trouvais quelques gouttes rouges dans les toilettes et je paniquais en me rappellant que le médecin m'avait dit qu'il fallait s'abstenir parce qu'un plastique peut toujours se casser et qu'il y avait beaucoup de risques que je tombe enceinte.
 
A la fin du mois, un peu de retard. Je me suis précipitée la peur au ventre dans une pharmacie pour me procurer la réponse à mes interrogation. Un petit passage au toilettes négatif, le soir même mon corps confirma la délivrance matinale procurée par le test.
 
Et c'est de là que sont parties mes interrogations... par apres il m'arriva de nouveau un facheux oubli avec quelqu'un d'autre, moins important mais qui aurait pu donner le meme genre d'issue que le premier et qui ne donnera rien.
 
Ce n'est pas de ma légèreté passée dont je voulais faire part. Mais seulement de mes inquiétudes quand au fait que mon ventre ne serait qu'un désert.
 
J'essaie d'effacer ces inquiétudes en me disant qu'un enfant ca ne s'attrappe pas toujours aussi vite qu'une grippe et que peut-être que lorque j'essaierais volontairement tout se passera bien, en attendant cette idée me reste en tête.
 
Je ne sais pas trop pourquoi je l'expose ainsi, je n'en ai jamais fait part à qui que ce soit. Peut-être juste une façon de me convaincre qu'il est bien trop tot pour m'inquiéter de ce genre de choses.
 
L'avnir me répondra

13:47 Écrit par à fleur de peau | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

"Isn't she lovely ?" C'est sûr que c'est plus simple à gèrer coté hommes, médicalement parlant ;-)

En revanche, moi non plus je ne sais pas quand c'est le bon moment.

Au boulot, entre mecs (héhé), on parlait de l'"utilité" de faire des bébés, de l'envie d'en faire. Personnellement, j'ai peur de faire passer mon envie personnelle d'abord, ou d'autres motivations (comme lui faire connaitre la vie que je n'ai pas completement eue), ...
Plusieurs personnes en ont conclu qu'il était *nécessaire* de faire des enfants. Mais personnellement, je n'en suis pas absolument persuadé.


Écrit par : Riko | 19/05/2005

Re- En fait, c'est con à dire mais y a de quoi craquer devant un petit bébé, on a envie de le croquer, de lui faire plein de petits bisous... Malheureusement, j'ai un blocage meme avec les enfants de mes amis... J'ai peur de leur faire mal ou de ne pas savoir bien m'en occuper.

Écrit par : Riko | 21/05/2005

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